Nous avons vu dans un précédent billet que, contrairement aux idées encore en vigueur il y a une vingtaine d’années, notre cerveau fabrique en permanence de nouveaux neurones : ce que l’on appelle la neurogenèse. Mais le nombre de neurones créés chaque jour n’est pas fixe, et nous pouvons influencer cette production de nouvelles cellules cérébrales.

Suivons l’Américain Eric Jensen, qui transforme un faisceau de recherches en bonnes résolutions de vie à prendre en début d’année – ou à n’importe quel autre moment. La bonne résolution qu’il propose n’est pas de faire plus de sport ou d’arrêter de manger trop de pizzas : c’est d’augmenter le nombre de neurones que nous fabriquons chaque jour. Un défi autrement plus stimulant, pas si compliqué que ça et qui peut se résumer (selon les chercheurs) en cinq types d’action.

Action n°1 : Enrichir notre vie.
Un environnement riche favorise la neurogenèse, de nombreuses études l’ont montré.
Mais qu’est-ce qu’un environnement enrichi ? C’est une combinaison complexe de stimulations extérieures et d’interactions sociales.
Voici quelques moyens d’enrichir votre environnement de vie :

  • avoir un nouveau passe-temps, apprendre quelque chose de nouveau, voyager, découvrir des choses nouvelles, quelles qu’elles soient ;
  • augmenter vos interactions sociales ;
  • faire de l’exercice, relativement intense et au moins 20 minutes par jour.

Et l’enrichissement à l’école ? Nous verrons ses éléments-clés dans un autre billet.
Un contre-exemple à l’école ? Annuler, limiter ou arrêter la récréation. Priver un élève de récréation.
Un contre-exemple à la maison ? Laisser l’enfant seul des heures devant la télévision.

En résumé, l’étude (citée en Ressources) conclut que l’exercice et un environnement enrichi améliorent tous les deux l’apprentissage, la neurogenèse, les facteurs de croissance, les neurotransmetteurs et éventuellement la plasticité synaptique.

Donc, une première bonne résolution pour fabriquer plus de neurones : enrichir sa vie par de nouvelles choses et de nouvelles interactions sociales, et faire de l’exercice. Que du bons sens, en somme.
Et les quatre autres actions pour fabriquer plus de neurones ? Cela sera le thème d’un autre billet.

Bruno Hourst

Références
Jensen Learning
Neural consequences of environmental enrichment