Quel rapport y a-t-il entre une famille et une équipe ? – 2

Dans un premier billet, nous avons commencé à suivre l’Américain Daniel Coyle, auteur de The Culture Code: The Secrets of Highly Successful Groups, dans lequel il recherche les clés des équipes ultra-performantes. Il a constaté que tous les groupes ultra-performants avaient tous en commun trois éléments-clés. Dans le premier billet, nous vous avons présenté la première de ces clés : Construire la sécurité.

Quel rapport avec la famille, dont il est question dans le titre de ces billets ? Pour l’instant, aucun.

Continuons à suivre Daniel Coyle et ses recherches sur les équipes ultra-performantes. Il a mis en évidence un deuxième élément-clé.

Deuxième élément-clé : Partager sa vulnérabilité

Personne ne veut avoir l’air incompétent, ni les parents, ni les patrons et encore moins les employés, surtout quand leur boss est présent. Mais c’est en nous rendant vulnérables que nous révélons notre humanité, et c’est comme cela que l’on construit de la connexion et de la confiance dans un groupe.
C’est ce qu’écrit Daniel Coyle : « Les échanges de vulnérabilité, que nous avons naturellement tendance à éviter, constituent une passerelle à travers laquelle se construit la coopération et la confiance. »

Mais partager sa vulnérabilité n’est qu’une première étape. Les recherches de Jeff Polzer à Harvard montrent qu’il existe également une deuxième étape essentielle : la réaction des membres de l’équipe lorsqu’on partage sa vulnérabilité.

Laissons la parole à Daniel Coyle :
« Jeff Polzer souligne que la vulnérabilité concerne moins la personne qui l’exprime que les personnes qui la reçoivent. Soit les autres personnes rentrent dans cette démarche et acceptent de révéler leurs propres faiblesses, soit elles prétendent qu’elles n’ont aucune faiblesse. Le résultat est complètement différent. C’est là où le groupe accepte – ou n’accepte pas – un mode de fonctionnement où l’on peut exprimer sa vulnérabilité. Si le groupe est d’accord pour ce mode de fonctionnement, il va progressivement adopter l’idée qu’il est normal d’admettre une faiblesse et de s’entraider. »

Admettre une faiblesse est un moyen si puissant pour construire une équipe que cela fait partie de la culture d’un groupe où on ne s’attend pas à montrer sa vulnérabilité : les Navy SEAL – les forces spéciales de la marine américaine.
Lorsque les SEAL ont terminé une mission, ils participent à ce qu’ils appellent une « analyse après action ». Et on recherche le moment où quelqu’un dit avec humilité, quel que soit son grade : « Là, j’ai merdé. »
En admettant leurs faiblesses, les membres du groupe apprennent à se faire confiance entre eux, à être honnêtes les uns envers les autres et à savoir demander de l’aide. Et en examinant leurs erreurs, ils s’améliorent. Ce qu’un responsable des SEAL résume d’une manière très militaire et sans détour: « … être vulnérable ensemble est le seul moyen pour une équipe de devenir invulnérable. »

Très bien. Nous avons donc maintenant la sécurité et la confiance. Quel rapport pour l’instant entre l’étude de Daniel Coyle et la famille ? Toujours aucun. Il a juste montré que les équipes ultra-efficaces avaient besoin de créer de la sécurité entre ses membres, et de partager leur vulnérabilité.

Un troisième élément-clé permet également à un groupe d’être ultra-efficace. Nous verrons ça dans un prochain billet…

Bruno Hourst

Ressources

The Culture Code: The Secrets of Highly Successful Groups

 

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