Il arrive que des enseignants me posent cette question : « Comment fait-on avec les enfants différents ? »
Mais différents par rapport à quoi ? Dès lors qu’un enfant semble avoir un peu de difficulté à l’école, on va chercher pourquoi il n’est pas comme les autres !
En fait, il y a beaucoup d’enfants qui ne sont pas comme les autres. On pourrait même dire que tous les enfants sont différents. Certains réussissent très bien à l’école, et tant mieux, c’est reposant pour les parents, cela favorise leur estime de soi, et l’école est un lieu où ils apprennent !
Mais ce qui est sûr, c’est que nous avons chacun notre propre façon d’apprendre, nos talents, nos goûts, et c’est pour cela que nous sommes différents de nos voisins, que ce soit, à l’école, en formation, en entreprise et même dans notre club de sport.
Lorsqu’un enfant rencontre des difficultés d’apprentissage, on peut avoir tendance à l’enfermer un peu rapidement dans une catégorie, car il faut trouver une raison : est-il dyslexique, dyscalculie, dysorthographique ou autres dys, est-il hyperactif, hauts potentiel, TDAH … ? Avec le risque d’une médicalisation hors de propos ou excessive.
La théorie des intelligences multiples est une grille de lecture très intéressante pour comprendre le mode d’apprentissage d’un enfant. Elle peut permettre de comprendre que si un enfant a une ou des difficultés à l’école, c’est peut-être qu’il a un déficit dans telle ou telle intelligence.
Plus précisément l’école fait appel majoritairement à 2 formes d’intelligences : l’intelligence verbale / linguistique et l’intelligence logique / mathématique. Dès lors qu’un enfant n’a pas suffisamment développé l’une de ces deux intelligences, il peut être gêné à l’école, par exemple lorsqu’on lui demande de raisonner et de comprendre des consignes écrites.
A partir du moment où un déficit dans une de ces intelligences est détecté, on va d’une part aider l’enfant à développer ses intelligences plus faibles, et d’autre part on va lui montrer comment s’appuyer sur d’autres intelligences qu’il a plus fortes chez lui.

Albane de Beaurepaire

Illustration Jilème