Nous avons vu dans un précédent billet le lien que l’on peut faire entre l’intelligence émotionnelle popularisée par Daniel Goleman et la théorie des intelligences multiples d’Howard Gardner.
Les chercheurs relèvent 5 composantes dans l’intelligence émotionnelle. Après avoir exploré la 1ère composante de cette intelligence émotionnelle, la conscience de soi, explorons brièvement sa 2ème composante et voyons comment il est possible de la développer.

2ème composante de l’intelligence émotionnelle : l’autorégulation

Des impulsions biologiques déclenchent et alimentent nos émotions. Nous ne pouvons pas les supprimer, mais nous pouvons faire en sorte de bien les gérer : c’est l’autorégulation. Ainsi, contrairement à ce que l’on pourrait penser, être très émotif ne signifie pas forcément avoir une grande intelligence émotionnelle, ça serait plutôt le contraire.
L’autorégulation est comme une conversation intérieure continue, qui nous libère d’être prisonnier de nos sentiments. Les personnes qui ont une telle conversation intérieure ressentent de la mauvaise humeur et ont des impulsions émotionnelles, comme tout le monde, mais elles trouvent des moyens de les contrôler et même de les canaliser de manière utile. On constate également que les personnes qui peuvent s’autoréguler prennent de meilleures décisions, sont plus résilientes et agissent avec plus d’intégrité.

La méditation, aussi simple soit-elle est un excellent moyen d’autorégulation. Lorsque l’on craint d’être submergé par des émotions, le simple fait de porter son attention complète, pendant quelques instants, sur sa respiration ou sur un objet aide à réguler ces émotions.

De très nombreuses études scientifiques ont montré tous les bénéfices que l’on pouvait tirer de la méditation – une technique vieille comme le monde, dont notre époque semble avoir grand besoin. Avec en particulier cet effet de nous aider à autoréguler nos émotions.

Bruno Hourst

Références
This Is How To Increase Emotional Intelligence : 5 Powerful Secrets