Dans plusieurs autres billets, nous avons montré comment la recherche est totalement convergente sur la dangerosité des écrans – de tous les écrans – pour les enfants.

Dans un article publié par la revue « l’ADN », une médecin en PMI, Anne-Lise Ducanda, raconte comment elle reçoit de plus en plus d’enfants en grande difficulté. La cause la plus commune de ces difficultés : la surexposition aux écrans. Le quotidien qu’elle raconte fait froid dans le dos. Je vous invite à lire cet article.

Elle a créé un collectif, le COSE : Collectif Surexposition écrans.
Anne-Lise Ducanda précise que le COSE a été reçu par l’Élysée, le ministère de l’Éducation nationale, le CSA, et que toutes ces instances ont été très surprises, je cite : « ils ne savaient pas, et comprennent très bien la gravité du problème. Beaucoup veulent mettre en place des groupes de travail. »
On croit rêver. Cela fait de nombreuses années que les chercheurs tirent la sonnette d’alarme de façon insistante, et les responsables politiques « ne le savent pas », autorisent la diffusion de chaînes de télévision pour bébés, veulent introduire le plus tôt possible en maternelle les tablettes...
Tout commentaire serait superflu.

Bruno Hourst